Classes de voiliers
Monotypes, jauges et flottes : les bateaux qui écrivent l'histoire sportive du Mor Braz.
On reconnaît un plan d'eau de course à ses flottes. Celui du Crouesty s'est construit une identité singulière dans le paysage français : un bastion de la monotypie, où des dizaines de bateaux rigoureusement identiques s'expliquent à la bouée pendant que les flottes à handicap — IRC et HN — composent l'autre moitié du plateau. Cette page fait le tour des séries qui comptent, entre histoire locale et culture de classe.
La vedette est le J80, quillard de sport de 8 mètres à spi asymétrique, dont le Crouesty est devenu l'une des principales bases françaises : une quarantaine d'unités certaines années au départ du Grand Prix du Crouesty, des séries d'entraînement à l'année, et un écosystème complet — voileries, préparateurs — installé autour du port. Notre article sur la flotte J80 en France raconte cette implantation.
À ses côtés, deux monotypes du même chantier J/Boats ont offert au plan d'eau ses lettres de noblesse internationales : le J/24, dont le championnat d'Europe s'est couru ici en 2005, et le J/22, dont le Mondial 2012 a amené au Crouesty des équipages de tous les continents — notre dossier détaille le bateau, sa fiche technique et cette semaine de juin 2012. Le Grand Surprise, monotype de 9,50 mètres venu des lacs suisses, a complété le tableau en intégrant le plateau du Grand Prix en 2012.
Le reste de la flotte court « en temps compensé » : la jauge internationale IRC pour les voiliers orientés course, le handicap national HN pour les bateaux de série. Deux mondes qui se croisent sur l'eau sans se mélanger au classement, et qui permettent à un croiseur familial de goûter à la régate sans changer de bateau — la porte d'entrée traditionnelle vers la course pour les plaisanciers de la Baie de Quiberon.