Calculateur de temps de navigation
Distance, vitesse, heure d'arrivée : l'estimation d'étape en trois champs, avec les grandes destinations du plan d'eau en préréglage.
À quoi sert ce calculateur
Toute la navigation côtière du secteur repose sur une arithmétique simple : des étapes courtes, une vitesse moyenne raisonnable, et une heure d'arrivée compatible avec la marée, la lumière et l'apéritif. Cet outil fait le calcul de base — temps égale distance divisée par vitesse — et le traduit en heures, minutes et heure d'arrivée estimée. Les préréglages reprennent les grandes étapes au départ du Port du Crouesty : la zone de régate du Mor Braz à deux milles, Houat à une dizaine de milles, Hoëdic juste derrière, Belle-Île et La Trinité-sur-Mer pour les journées plus ambitieuses.
La bonne pratique locale consiste à calculer avec une moyenne prudente — cinq nœuds pour un croiseur habitable — puis à vérifier que l'étape reste confortable si la brise mollit d'un tiers. Sur les parcours de notre semaine type en Bretagne Sud, aucune étape ne dépasse trois heures et demie à cette allure : c'est précisément ce qui rend le plan d'eau si accueillant pour les équipages familiaux.
La limite de l'exercice : ce calcul suppose une vitesse fond constante. Il ignore donc le courant — négligeable sur le Mor Braz, décisif à l'entrée du Golfe du Morbihan, où l'on planifie avec l'annuaire des marées et non avec une règle de trois. Vers Vannes ou les îles du Golfe, le calculateur donne un ordre de grandeur ; la marée donne l'horaire.
Trois usages types
Le briefing du matin : distance de l'étape du jour, moyenne prudente, heure de départ — l'outil répond « arrivée 16 h 40 », et l'équipage sait s'il faut avancer le réveil. Le choix de destination : à vitesse égale, comparer Houat (deux heures) et Belle-Île (trois heures et demie) aide à trancher selon la météo de l'après-midi. Le retour de régate : trente minutes de la zone de course aux pontons, c'est aussi une donnée de sécurité quand la brise monte — le calcul vaut dans les deux sens.